Pays et civilisations

 Jeudi 14 décembre 2017 –  Salle de Maremne à Tosse 16h

Par Pascale LEPINASSE, Docteure en Anthropologie et Ethnologie, diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle est aussi professeur d’Histoire de l’Art Indien et spécialiste de voyages culturels en Asie et au Proche Orient.

On connaît surtout Diego Rivera et Frida Kahlo, entrés ensemble dans la légende. Chef de file des « muralistes », Rivera est surtout célèbre pour ses grandes fresques historiques inspirées par les idéaux de la Révolution. Frida, elle, est une artiste de l’intime privilégiant les petits formats et les autoportraits. Echappant à toute convention, son œuvre renferme une originalité telle qu’elle échappe à toute tentative de classification.

 

 S’ils figurent tous deux au panthéon des artistes mexicains du XXe siècle, ils ne doivent cependant pas faire oublier les autres grands artistes de l’époque, nombreux et à l’inspiration multiple, à commencer par les muralistes entourant Diego Rivera. Ces artistes ont essentiellement travaillé entre 1880 et 1950, période au cours de laquelle s'est définie la nation mexicaine moderne. Pendant ces quelques 70 ans, la peinture mexicainea réalisé l’étonnante synthèse de la tradition « indigène » propre à l’Amérique Centrale, et de l’irrésistible attraction de ses artistes vers le Vieux Monde européen. Forgeant l'imaginaire collectif, ces productions artistiques, signées Rivera mais aussi Orozco, Siqueiras, ou encore Charlot, ont contribué à nourrir le sentiment d'identité nationale au sein du peuple mexicain.